Plus jamais ... ! plus jamais ça
2009
"Plus jamais", dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes, une vidéo de Charlotte Cornaton reprend les paroles de Pierre Arditi, avant de donner vie aux sculptures de Michèle Chast.

projet & sculptures // Michèle Chast
voix // Pierre Arditi
musique // Benjamin Sanz

Quatre éléments : l'air, la terre, l'eau, le feu.
Trois couleurs : le blanc, le rouge, le noir.
Il était une fois... l'air.
Une boule blanche suspendue dans l'espace, la terre...
Apparaissent les continents, noirs.
Destruction, cataclysme, reconstruction.
La sphère éclate, fragments blancs, fragments noirs.
Mutation, les voilà qui prennent des formes humaines, déformées,
sensuelles, sculptures, femmes immortelles.
Rouge, comme le sang qui éclabousse mon visage, les sculptures,
les femmes. Rouge, comme la violence.

// Four elements: air, earth, water, fire.
Three colors: white, red, black.
Once upon a time ... air.
A white ball suspended in space, the earth ...
Appear continents, black.
Destruction, disaster, rebuilding.
The earth explodes, white fragments, fragments blacks.
Mutation, here they take human form, distorted
sensual, sculptures, immortal female.
Red, like blood splatters my face, woman sculptures.
Red, as violence.

Michel Chast




Les sculptures saignent comme les femmes, la violence faite
aux femmes. L'eau, la pluie, qui ruisselle et dont les gouttes ont
la forme de petits triangles aux pointes acérées. L'orage, la tourmente,
laissent place à une pluie plus drue qui lave les sculptures et laisse
des cicatrices... la vie.
Les femmes sculptures se mettent à danser, elles s'ébrouent et le sang
disparaît dans un tourbillon. Elles se rapprochent les unes des autres,
s'assemblent et se transforment en une boule sombre, la Terre...
Son écorce se fissure... Le feu, la font en fusion, comme un volcan
qui prépare son éruption. Explosion, mort et renaissance. Sculpture
en bronze, femme douce aux corps meurtris par les cicatrices,
les scarifications, marques indélébiles de la vie.

// The sculptures bleed like women, violence against women.
Water, rain, flowing and the drops are shaped like small triangles
with sharp points. The storm, the storm, leaving room for more rain
that thick lava sculptures and leaves scars ... life. Women
sculptures begin to dance, they shake themselves and the blood disappears
in a whirlwind. They resemble each other, assemble
and turn into a dark ball, the Earth ... Its bark cracks ...
Fire, fusion, like a volcano ready to erupt.
Explosion, death and rebirth. Bronze sculpture, gentle woman with battered bodies for scars, scars, indelible marks of life.

La violence faite aux femmes, cicatrices de la vie.
Plus jamais... Plus jamais ça.

// Violence against women, scars of life.
Never ... Never again.